Langue française : du Cliot Di Tserafouin à Laurence Revey en passant par le francoprovencial


Le francoprovençal ou arpitan est une langue romane parlée en France, en Suisse et en Italie. C’est l’une des langues distinctes du groupe linguistique gallo-roman, il présente certains traits communs avec le français et avec l’occitan.

Les termes arpitan et arpian qui signifient montagnard pour le premier, berger pour le deuxième, ont été repris au début des années 1970 pour répondre au besoin de lever la confusion générée par le terme francoprovençal. La forme particulière arpitan a été choisie pour sa ressemblance avec le nom de la seconde grande langue gallo-romane, l’occitan. Littéralement, arpian ou arpitan, signifie donc « le montagnard, le berger ». Arpitan est formé à partir de la racine pré-indo-européenne alp-, dans sa variante dialectale moderne arp- ; en francoprovençal, ce mot ne désigne pas la « montagne », une « forme de relief élevé », comme on le croit communément, mais les « pâturages de montagne où les troupeaux sont conduits et passent l’été ». Cette racine est présente dans de nombreux noms de lieux, tant en Haute-Provence (Arpasse, Arpette, Arpillon…), qu’en Dauphiné (Arp, Arpion, Arpisson…), qu’en Savoie (Arpettaz, Arpeyron, Arpiane…), qu’en Valais (Arpette, Arpache, Arpitetta…) et que sur le versant italien (Arpet, Arpetta, Arpettaz…). On retrouve cette racine ou sa variante, en Lombardie, en Suisse, en Allemagne et en Autriche.


Inusité dans les publications de la recherche universitaire francophone, arpitan est malgré tout reconnu dans la terminologie universitaire comme un synonyme de francoprovençal, puisque le SUDOC (Système universitaire de documentation), système de référence, l’a indexé comme tel. En revanche, le terme commence à être usité dans la littérature universitaire des chercheurs non francophones et non spécialistesIl est aujourd’hui en usage dans certaines associations de locuteurs, notamment l’Association des enseignants de savoyard (AES, président : Marc Bron), qui cherchent à revitaliser leur langue, et une association transfrontalière implantée à Rochetaillée (France) et Fribourg (Suisse), l’Aliance Culturèla Arpitana, qui souhaite « rendre visible l’arpitan sur la place publique », promeut l’utilisation d’une orthographe unifiée (l’Orthographe de Référence B) et le mot arpitan, arguant que le terme francoprovençal prête à confusion, entravant ainsi ses chances de reconnaissance officielle en tant que langue minoritaire (en France notamment). Lire l'entier de l'article sur wikipedia


Pour l'anecdote j'ai appris que le village voisin Montcombroux-les-Mines se termine par un suffixe usité dans ce dialecte...


Il existe une association, en voici le lien : Arpitania.eu: Le Portail de l'Arpitan


Je me suis intéressé aux poètes, peintres et musiciens en particulier à la chanteuse valaisanne Laurence Revey : "Laurence Revey est une chanteuse valaisanne née à Sierre. Note : (La Ville du soleil)


Elle a étudié à Sion puis à Paris (théâtre et jazz) où elle se produisit sur scène, avant de revenir en Valais.


Elle chante dans plusieurs langues, notamment le français, l'arpitan et l'anglais.

Laurence Revey use de la parole comme d’un instrument, rend ainsi différentes émotions audibles pour les mêler à sa musique. Une parole parfois douce, parfois rauque, jusqu’à ce que musique et paroles ne fassent qu’un, créant ainsi une musique unique. Même si cette chanteuse est originaire du Canton du Valais, le fait qu’elle ai travaillé avec de grands producteurs comme Arto Lindsay (David Byrne des Talking Heads, Laurie Anderson), l’islandais Valgeir Sigurdsson (Björk), Dr. Das (Asian Dub Fondation), Hector Zazou (Real World), mais surtout aussi avec Bardi Johansson (Bang Gang), n’a jamais vraiment lié sa musique à la celle, plus traditionnelle de son Valais natal.

Enracinée dans les Alpes Suisses, la tête bien haut dans la stratosphère musicale, Laurence Revey surf entre la pop électronique et le rock. Sa musique rappelle souvent l’atmosphère du son de Goldfrapp, de Massive Attack et parfois même de Kate Bush, sans jamais pourtant perdre en rythmique ni lésiner sur une base musicale solide. Une musique qui fait le lien entre la technologie ouverte à l’expérimental et la curiosité. Une musique en quête de simplicité et d’honnêteté artistique, sans faire de compromis. Un mélange entre douceur et passages surprenants qui vous griffent(...).

"Laurence Revey, chanteuse valaisanne, croise sommets suisses et Alpes d’ailleurs, instrumentations traditionnelles et audaces rythmiques, savoirs de l’ethnologue Bernard Crettaz et programmations musicales rares d’Hector Zazou. Fée des villes ou fée des champs ? Réponse en forme de portrait". Revue : L'ALPE


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